ECOLE
LE COLLEGE
 
 
COURS EN LIGNE
 
ANCIENS / ALUMNI
 

Nouvel article

Dagana, au nord du Sénégal, est située dans la basse vallée du fleuve Sénégal, entre Richard-Toll et Podor. Le village fut fondé vers les années 1300. L’étymologie de son nom reste incertaine, tantôt wolof – fi dagan na dëksignifiant un endroit propice –, tantôt peul – du nom du fondateur, Dagana.

L’histoire de Dagana reste liée à celle du royaume du Waalo, dont le brak (roi) guerroya dans la contrée. Le gouverneur de la colonie du Sénégal, Schmaltz, signa le 8 mai 1819 le Traité de Ndiaw avec le brak du Waalo qui aboutit, à la création d’une série de postes commerciaux le long du fleuve Sénégal dont celui de Dagana.

Le 9 mars 1908, le marabout toucouleur Aly Yoro Diop (Aali Yero Joop) de Fa naye, au nom de la guerre sainte, attaqua le poste colonial de Dagana avec ses talibés ; il fut tué par la garnison française avec 29 de ses partisans. Pendant l’ère coloniale, Dagana était un gros centre commercial, lié notamment au négoce de la gomme arabique. Le village fut érigé en commune le 1er février 1960 et Makha Sarr, né en 1911 à Dagana, directeur d’école, fut élu premier député-maire de la ville.

La commune est le chef-lieu du département de Dagana, situé dans la région de Saint-Louis.

Le climat y est de type sahélien. Dakar, la capitale, se trouve à 408 km. La population est principalement constituée de Wolofs, de Peuls et de Maures. Lors des recensements de 1988 et 2002, la population s’élevait respectivement à 15 638 et 18 205 habitants. Fin 2007, selon les estimations officielles, Dagana compterait 20 916 personnes.

Les ressources locales proviennent essentiellement de l’agriculture. Le riz, la tomate restent les principales cultures à grande échelle. La production de la tomate est vendue à la SOCAS qui dispose d’une unité industrielle de transformation dans la ville de Dagana.

Grâce à son riche patrimoine, notamment le fort – qui figure sur la liste des sites et monuments historiques classés –, et aux charmes du fleuve, Dagana s’ouvre au tourisme. C’est notamment l’une des escales des croisères sur le fleuve Sénégal à bord du Bou-el-Mogdad.

Le Quai de Dagana :

L’importance de Dagana en tant qu’escale découlait principalement de sa situation à l’endroit où le fleuve, du fait du resserrement de son lit, facilitait la traversée des caravanes le long de l’axe de transhumance Nord - Sud du Lac Rkiz vers le Djolof. Cette situation était favorable aux deux aspects du commerce traditionnel : achat de produits locaux (gommes, mil, dattes...) et vente de marchandises importées (guinées, sucre, thé, armes...). Les maisons de commerce du 19e siècle, alignées le long du fleuve, comportant des magasins au rez-de-chaussée et un logement à l’étage, donnent un caractère imposant et urbanisé à ce quartier de l’escale. Elles signent une période de prospérité, aujourd’hui passée avec la crise du commerce traditionnel de la gomme et la fermeture des établissements autrefois solidement implantés : Oldani, Devès et Chaumet, Petersen, Cie FAO, Buhan et Teisseire. Le centre de l’activité commerciale a émigré vers la place du marché située à l’arrière. A l’ouest des établissements commerciaux, le fort protégeait l’escale.

----------------------------------------------------------------

 

ACTUALITES/ NEWS
 
INFOS PRATIQUES
 
PARTENAIRES
 
RESEAU SOCIAL
----

 

Design by next , © 2011